1.4 - Solutions cryptographiques
L'objectif 1.4 du Security+ SY0-701 est un sujet vaste et très testé sur la cryptographie appliquée. Un chiffrement symétrique par blocs comme AES chiffre de grands volumes rapidement avec une clé partagée, idéal pour les données en masse ou en flux. La cryptographie asymétrique utilise une paire de clés publique et privée, et son bon usage est l'échange sécurisé d'une clé de session ou la signature. Pour vérifier un document signé, le destinataire déchiffre la signature avec la clé publique de l'expéditeur, prouvant l'origine et l'intégrité. Un certificat TLS auto-signé chiffre le trafic mais les navigateurs ne lui font pas confiance, faute d'autorité de certification publique. Tu dois aussi connaître le hachage pour l'intégrité, le salage, l'étirement de clé, la PKI et les autorités de certification. Attends-toi à des mises en situation demandant le bon outil cryptographique.
Chiffrement rapide en masse, une clé partagée = symétrique (AES). Échanger une clé de session ou signer = asymétrique (publique/privée). Vérifier une signature = clé PUBLIQUE de l'expéditeur. Certificat auto-signé = chiffre mais non fiable. Intégrité = hachage.
Questions d'entraînement
1. Quelle technique vérifie l'intégrité en produisant une empreinte de taille fixe des données ?
- Chiffrement symétrique (AES)
- Hachage (ex. SHA-256) (bonne réponse)
- Stéganographie dans des images
- Compression de données sans perte
Un hachage (SHA-256) transforme toute entrée en un condensé de taille fixe ; le moindre changement modifie le hachage, prouvant l'intégrité. C'est à sens unique (non réversible).
2. Une app mobile a besoin de signatures numériques avec petites clés et faible consommation sur matériel contraint. Lequel est le MEILLEUR ?
- RSA avec clés de 4096 bits
- ECDSA (courbes elliptiques) (bonne réponse)
- Chiffrement Triple DES
- Une somme de contrôle CRC32
L'ECDSA (courbes elliptiques) offre une sécurité équivalente à RSA avec des clés bien plus petites, donc efficace sur appareils contraints/mobiles. Le 3DES est obsolète ; le CRC32 n'est pas une signature.
3. Un serveur public doit permettre aux clients de vérifier le statut de son certificat sans contacter la CA eux-mêmes. Activez :
- Un certificat wildcard
- Une clé plus longue
- L'OCSP stapling (bonne réponse)
- Un certificat auto-signé
L'OCSP stapling fait récupérer par le serveur une réponse OCSP signée récente et l'attache à la poignée TLS ; les clients obtiennent le statut de révocation sans interroger la CA — plus rapide et privé.
4. Une entreprise héberge sur un serveur trois noms de domaine DIFFÉRENTS et veut un seul certificat pour les trois. Utilisez un :
- Un certificat wildcard
- Un certificat SAN (multi-domaines) (bonne réponse)
- Un certificat de signature de code
- Un certificat auto-signé
Un certificat SAN (Subject Alternative Name) liste plusieurs noms de domaine distincts dans un seul certificat. Un wildcard couvre les sous-domaines d'UN domaine (*.example.com), pas plusieurs domaines différents.
5. Avant d'exécuter un installeur téléchargé, un admin soucieux de la sécurité vérifie la signature de code de l'éditeur pour confirmer :
- Que l'installeur est exempt de malware
- Qu'il est authentique et non modifié (bonne réponse)
- Que le téléchargement s'est bien terminé
- Qu'il est approuvé par l'antivirus local
Une signature de code valide prouve que le logiciel vient de l'éditeur nommé et n'a pas été altéré depuis la signature (intégrité + authenticité). Une signature invalide/absente est un signal d'alerte.
6. Quelle approche de chiffrement utilise une seule clé secrète partagée pour chiffrer et déchiffrer ?
- Chiffrement asymétrique
- Chiffrement symétrique (bonne réponse)
- Fonctions de hachage
- Signatures numériques
Le symétrique (AES) utilise une clé partagée — rapide, bon pour de gros volumes, mais la distribution de clé est le défi. L'asymétrique utilise une paire clé publique/privée.