2.3 - Types de vulnérabilités
L'objectif 2.3 du Security+ SY0-701 couvre les classes de faiblesses que les attaquants exploitent. Une vulnérabilité zero-day est une faille sans correctif du fournisseur ni connaissance publique préalable, donc particulièrement dangereuse. Un débordement de tampon écrit au-delà des limites d'une zone mémoire allouée pour corrompre les données adjacentes et peut détourner l'exécution. Une condition de course, dont la variante time-of-check to time-of-use (TOCTOU), survient quand deux processus vérifient puis utilisent une ressource partagée avec un décalage temporel. Autres catégories : injection en mémoire, mauvaise configuration, identifiants faibles ou par défaut, systèmes anciens non corrigés, et vulnérabilités des composants mobiles, cloud, virtualisation et chaîne d'approvisionnement. Tu dois reconnaître chacune d'après une courte description. Attends-toi à des mises en situation décrivant le comportement d'une faille et demandant son type.
Pas de correctif, pas de connaissance préalable = zero-day. Écrire au-delà de la mémoire allouée = débordement de tampon. Décalage vérifier-puis-utiliser = condition de course (TOCTOU). Aussi : mauvaise config, identifiants faibles/par défaut, systèmes anciens non corrigés.
Questions d'entraînement
1. Une faille logicielle sans correctif éditeur encore disponible est appelée :
- Un bug de configuration hérité
- Vulnérabilité zero-day (bonne réponse)
- Un faux positif d'analyse
- Une faille de débordement de tampon
Une zero-day n'a pas encore de correctif, donc les signatures/défenses peuvent manquer. Atténuer par défense en profondeur, surveillance et correctif rapide dès sa sortie.
2. Écrire au-delà des limites d'une zone mémoire allouée pour corrompre les données voisines est un :
- Falsification de requête (CSRF)
- Débordement de tampon (bonne réponse)
- Empoisonnement du cache DNS
- Cross-site scripting
Un débordement de tampon écrit au-delà des limites d'un tampon, corrompant la mémoire ou détournant l'exécution. Défenses : validation des bornes, ASLR, DEP/NX, langages sûrs.
3. Deux processus qui vérifient puis utilisent une ressource partagée avec un décalage temporel créent quelle vulnérabilité ?
- Une faille cross-site scripting
- Une race condition (TOCTOU) (bonne réponse)
- Un chiffrement faible configuré
- Une faille de redirection ouverte
Une race condition (time-of-check to time-of-use) est exploitée quand l'état change entre la vérification et l'usage. Corriger : verrous, opérations atomiques, synchronisation correcte.
4. Utiliser un système d'exploitation après sa date de fin de vie est risqué surtout parce que :
- Il consomme plus d'électricité au repos
- Il ne reçoit plus de correctifs de sécurité (bonne réponse)
- Il fonctionne toujours nettement plus vite
- Il ne peut plus se connecter à aucun Wi-Fi
Les systèmes en fin de vie/hérités ne reçoivent plus de correctifs, laissant les nouvelles vulnérabilités ouvertes. Les isoler, compenser par des contrôles, ou les mettre à niveau/remplacer.
5. Une mise à jour logicielle d'un éditeur a été altérée avant publication, infectant tous les clients. C'est une :
- Un sabotage interne
- Une attaque de chaîne d'approvisionnement (bonne réponse)
- Une attaque par pulvérisation
- Une traversée de répertoire
Une attaque de chaîne d'approvisionnement compromet un fournisseur/composant de confiance pour atteindre de nombreux clients en aval. Atténuer par évaluation fournisseur, signature de code et SBOM.
6. Un scanner signale une faille que le test manuel prouve non exploitable. Ce résultat est un :
- Un vrai positif
- Un faux positif (bonne réponse)
- Un faux négatif (manqué)
- Une découverte zero-day
Un faux positif est une alerte pour quelque chose qui n'est pas une menace réelle. Valider les résultats, ajuster les règles et prioriser les vrais positifs pour la remédiation.